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Fallschirmjäger - Parachutiste allemand 1935-1945

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Allemagne Nazi2 Fallschirmjäger - Parachutiste allemand 1935-1945

Message par Gilles le Ven 20 Juin - 20:27

Au mois de septembre 1935, le ministre de l'air du IIIe Reich, Hermann Göring décide de mettre en place des unités capable d'intervenir à l'arrière de la ligne de front, en somme de donner à l'infanterie une troisième dimension. Cette décision fait suite aux manœuvres des italiens et des soviétiques qui ont fait intervenir les premières troupes aéroportées. Ce sont donc eux qui ont pris l'initiative en matière de création d'unités parachutistes (de par les clauses du traité de Versailles qui limitaient l'évolution de l'armée sous la république de Weimar) Néanmoins, c'est à la fois la Luftwaffe et la Wehrmacht qui vont tenter de mettre en place des unités redoutables. L'armée de terre voudrait utiliser ces troupes de manière massive, alors que les tacticiens de l'air sont désireux de les utiliser plus comme des commandos. Alors que le 29 janvier 1936, un ordre officiel est signé pour mettre en place les unités de Fallschirmjäger, c'est seulement en juillet 1938 que le général Kurt Student va réunir ces deux concepts pour créer la 7e division aéroportée.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Allemagne utilisa souvent à bon escient ces bataillons de parachutistes militaires. Sensiblement différentes de la British Army et de l'US Army, ces unités finirent par être sous la seule dépendance de la Luftwaffe (armée de l'air) et non de la Wehrmacht (armée de terre).

Le 9 avril 1940, plusieurs parachutages ont lieu sur la Norvège et le Danemark. C'est l'opération Weserübung qui vise à capturer les aérodromes. Malgré la dispersion, l'ensemble est une réussite et la propagande vante grandement les mérites de ces unités hors du commun. Le 10 mai 1940, le "Plan Jaune" est lancé avec comme fer de lance ces unités paras. Le but est la conquête de la Belgique et des Pays Bas. Le canal Albert et le fort d'Ében-Émael font partie des objectifs particulièrement audacieux qui leur sont confiés. Avec seulement six tués, c'est une nouvelle fois une réussite totale. Avec ces exploits, lors de toute la durée de la bataille de France, un mythe prend forme, celui de la Cinquième Colonne : On pense alors que ces intrépides paras pourraient déborder les lignes et pourquoi pas se déguiser en soldats français. Début mai 1941, Hitler demande à Goering qui ordonne à Kurt Student la préparation d'une invasion aéroportée en Méditerranée.

Le 22 mai 1941 lors de la bataille de Crète, les unités de Fallschirmjäger, vont se battre avec pugnacité. La bataille est telle que les autorités allemandes se refusent à tout commentaire pendant plusieurs jours. Les paras doivent souvent se battre isolés contre des Néo-zélandais, des Anglais et même des paysans crétois qui n'hésitent pas à les massacrer (s'en suivra plusieurs exécutions sommaires de civils lorsque les Fallschirmjägers découvriront les corps mutilés de leurs camarades. La conquête de l'île est particulièrement dure du fait que les paras, une fois qu'ils ont sauté de leur Junkers Ju 52 se retrouvent au sol avec seulement un pistolet et un couteau. Dans le cas où les conteneurs remplis d'armes lourdes et de pistolet mitrailleuses sont trop loin, il faut conquérir les positions ennemies avec ces armes de poing. C'est donc au prix de lourdes pertes que la Crète est conquise. Des pertes tellement lourdes, qu'Hitler lui même ne voudra plus utiliser ses paras pour des opérations aéroportées de grande envergure. L'âge d'or des fallschirmjägers est révolu. La Crète fut communément appelé en Allemagne le « tombeau des paras ».

Cantonnés à un rôle d'unité d'élite au sol, les Fallschirmjägers vont particulièrement briller dans les tâches qui leurs sont confiées. Ce sera tout d'abord en Afrique du Nord où sous la houlette d'officier tel que Hermann-Bernhard Ramcke, ils vont éviter le pire lors de la retraite de l'Afrika Korps en menant une série d'actions retardataires. Ce sera ensuite le théâtre d'opération italien, et en particulier la défense de Rome qui va définitivement faire des parachutistes allemands un corps d'élite à part.

Ainsi en 1943, les paras allemands vont résister dans des conditions effroyables plus de cinq mois au sommet du mont Cassino. Albert Kesselring qui commandait les troupes dans ce secteur, se montrera très fier de la résistance exemplaire de ses hommes. Une résistance qui sera même plus tard saluée par les alliés.

On retrouve cette résistance en Russie mais de manière plus brillante en Normandie. Ainsi dès le 7 juin 1944, le colonel Von der Heydte va défendre avec ses hommes le secteur de Carentan contre d'autres troupes aéroportées, ceux de la 101e américaine. Décisif, mais vite réduit, contraint au repli, ils seront néanmoins déterminants tout au long de la bataille de Normandie et notamment dans le secteur de Saint-Lô. Ce sont désormais des soldats craints, expérimentés et tenaces qui profitent de la topographie et de la végétation pour ralentir l'avance américaine.

En août 1944, organisés en Kampfgruppe (ou groupes de combat) ils lutteront jusqu'à la poche d'Argentan-Falaise où ils seront sous les ordres du général Eugen Meindl les dernières avec les unités SS a lancer des contres attaques contre le verrou du Mont-Ormel

À la fin 1944, on retrouve ensuite les fallschirmjägers en Hollande où ils repoussent dans leurs secteurs, lors de l'opération Market Garden l'attaque des paras alliés.

Dernière opération aéroportée de la guerre. Environ mille hommes sont « droppés » au nord du massif ardennais. Dans une confusion extrême, la mission initiale ne peut être réalisée. Les Fallschirmjägers (pour la plupart de nouvelles jeunes recrues) sont isolés, sans ravitaillement, harcelés. La plupart finissent morts ou prisonniers.

Plus de 54 449 parachutistes seront tués au combat et 8 000 sont toujours disparus

Ces unités d'élite avaient un large choix à leur disposition. En effet, considérées comme telles, elles étaient mieux équipées que la plupart des autres corps d'armées. Elles furent les premières à disposer au combat de fusil sans effet de recul. Le fusil mitrailleur FG-42 et le casque M1935, dérivé du Stahlhelm, furent même spécialement conçu pour eux. Ils arboraient aussi un camouflage spécifique.

FallschirmjägerGewehr 42 (FG-42)

Modèle1


Modèle 2

Leurs parachutes étaient cependant moins performant que ceux des Alliés, avec une seule sangle, l'atterrissage devait se faire sur les mains et les genoux, empêchant d'emporter avec soi, de façon non risquée, des armes plus lourdes. Bien souvent, une partie du matériel était parachutée dans des caisses spéciales qui pouvaient se retrouver dispersées sur le champ de bataille.



Gilles
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